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mardi 13 septembre 2011

Comment on a eu la preuve irréfutable qu'Air France nous détestait, on a réussi à passer la douane et on a fini presque par hasard devant l'hôtel...

Le départ ou la tentative de...

Nous partîmes donc un lundi de septembre aux alentours de 16h15 pour le plus merveilleux aéroport du monde (je pense qu'il est inutile de le citer). Comme nous étions ultra-chanceux, nous étions bien évidemment dans le très accessible terminal 2E (qui doit être plus proche de Bruxelles que de Paris), et qui plus est, au niveau des portes d'embarquement situées au niveau de nulle part (si bien qu'il faut prendre un mini train de 1 wagon et demi pour y accéder). Pour poser ses avions dans un endroit pareil, Air France aime le Canada, pas de doute là-dessus mais nous y reviendrons !
Nous étions censés embarquer à 18h25 (d'après le billet), puis à 18h40 (d'après l'écran de la porte d'embarquement) puis plus du tout (d'après le visages de l'hôtesse et de l'homme de la sécurité...). Vers 19h00, les passagers ont été invités à rentrer. Départ prévu pour 20h et quelques... Tout était sous contrôle, l'avion avait perdu un calculateur un peu avant mais Mario et Luigi étaient là pour sauver la situation !! Quelques scotchs plus tard, le "captain speaking" annonce qu'on va partir dès que le tracteur "push-back" sera là. Visiblement le tracteur en question s'est perdu (vu la galère pour arriver à la porte d'embarquement, on peut pas lui en vouloir), ce qui a permis au captain de nous expliquer à quoi servait un tracteur "push-back" histoire de passer le temps. Finalement quelques fantômes plus tard, pacman le tracteur est arrivé (d'après le captain, c'était pas gagné), et on a enfin pu décoller avec je sais même plus combien de retard. Nicolas - qui avait vu un épisode de Danger dans le ciel la veille - était complétement dans l'état d'esprit.

Bienvenue chez Air France, bienvenue dans le monde d'hier...

Pour ceux que ça intéresserait, l'avion en question était un A340. Je ne sais pas de quand datent les A340, mais celui-là devait être un des premiers achetés par la compagnie aérienne en question :D Comme Nicolas n'aime pas dormir en avion, il comptait regarder des films pour passer le temps. Les écrans étaient à peine plus grands qu'un iphone et couverts de rayures mais ça n'avait aucune importance de toute façon vu que les autres ne fonctionnaient pas...Pourtant la chef de cabine supérieure blablabla nous avait bien annoncé qu'on allait disposé d'un programme de divertissement haute qualité VOD tout ça (et la pub aussi). Du coup, on a attrapé un steward pour lui faire remarquer. "Pas de souci, nous a-t-il dit, je vais demander un reset" : le reset était tellement fulgurant qu'il ne se passa strictement rien sur l'écran ni ailleurs. Je rattrape donc mon steward pour lui signifier. "Vous n'avez pas vu un truc style MS-DOS, demanda-t-il. Non ? Bon bah , je vais redemander un reset". Le résultat fut, pour ainsi dire, le même. Nous agrippions au vol une nouvelle fois le steward qui passait dans l'allée (nous étions, entre-temps, arrivés à la conclusion qu'appuyer sur les boutons d'appel avait un effet espilon tendant vers 0). Là, il commence par un :"Bah, j'ai appelé..." puis : "Je vais prévenir la chef de cabine supérieure pour faire un reset total". Cette dernière arrive et nous dit : "Bon, bah y a des écrans en panne, ça arrive hein ? Y en a combien ? 6 ? 7 ? On va pas faire un reset pour 7 écrans". Bien, qu'ayant visiblement perdu à ses yeux mon statut d'être humain pour celui d'écran à cristaux liquides de qualité médiocre, je décidais d'insister (après tout, j'avais 7h10 de vol à tuer :D). En fait, il y avait plus d'une dizaine d'écrans qui ne fonctionnaient pas. Histoire de se débarrasser de moi, elle annonça qu'elle "allait reseter le tout". Je ne sais pas si elle l'a fait, mais la situation ne s'améliora guère. Du coup, je m'adressai de nouveau à mon steward favori, qui à bout de nerf, rappela la chef de cabine supérieure. Elle nous dit simplement  - très aimablement - qu'on avait qu'à faire une manipulation étrange en zappant pour avoir quelques-uns des films. Sauf que les films en question tournaient en boucle (sans aucune possibilité de contrôle et forcément ils ne faisaient pas tous la même durée) et chaque fois que quelqu'un avait le malheur d'utiliser les haut-parleurs de l'avion le système plantait. Bref c'était back-to-ze-future des années 90, les bugs en plus avec de la Video On Demande sans la Demande...XD
Conclusion de Nicolas : "je pensais qu'il ne fallait pas qu'on parte avec Air France maintenant j'en suis sur"
Conclusion de nos voisins de derrière : "Bah nous d'habitude on part avec Air Canada, on aurait pas dû changer"
Conclusion de la pub : cf. le titre

Et la lumière fut ou presque...

Le captain avait appuyé sur le champignon, du coup, nous n'eûmes que 20 minutes de retard. Puis commença, l’épreuve qui attend tout voyageur allant à l'étranger un peu trop étranger : LA DOUANE !!
Alors un conseil :  si vous compter passer la douane canadienne (surtout si votre avion a dû retard), prévoyez une tente de camping, un réchaud voir un transat, des vivres et un sac de couchage.
Arrivés à Montréal, on s'est un instant cru à la poste dans le sketch de Dany Boon : "Sur 10 guichets, t'en as 1 et demi d'ouvert" (je pense que c'est une nouvelle technique de douanier pour décourager le visiteur : peut-être qu'il va finir par craquer et décider de remonter dans son avion). Bon je passerai les détails, mais finalement, après 1h30 d'attente, nous arrivâmes devant la douanière histoire d'avoir une conversation assez étrange :
      - Vous venez faire quoi chez nous ?
      - du tourisme.
<long silence>
      - Ah bon, du tourisme ? Mais vous connaissez quelqu'un au Canada ? [apparemment, ça avait l'air  mieux]
      - Euh... non...
<long silence>
      - Et c'est quoi votre relation à tous les deux ?
      - Euh... on vit ensemble ?
<très long silence>
      - Bienvenue au Canada !
Bon, la bonne nouvelle c'est qu'à la fin, si vous dîtes merci en souriant, vous avez une chance d'arracher un sourire en échange ^^

Boulevard de la mort

En fin de compte, il était 23h heure locale (pas loin de 5h du matin pour nous) quand nous sommes arrivés devant le bus express 747 qui devait nous amener en ville et là, malheur ! On a pas de ticket ! Le chauffeur s'adressa alors à Nicolas et lui dit quelque chose (Nicolas a dû beaucoup écarquillé les yeux parce que le chauffeur lui a alors demandé "Mais vous parlez français ? English ?"). Bon, au final, pour votre information, il faut prendre une carte "l'Occasionnelle" dans la ticket-kekchoz-machine juste avant la sortie de l'aéroport. Le problème suivant fut d'arriver à comprendre le nom des arrêts (non, promis, à 5h du mat' c'est dur de rester concentré). Mais, on ne sait pas trop par quel miracle, on a fini par descendre au bon arrêt et à trouver l'hôtel en moins de 5 minutes (l'instinct de survie probablement :D ).

Demain, je vous parlerai d'ascension de l’Everest du Mont Royal, de vieille ville, de brunch, de poulet mc croquette tout ça...

Stay tuned.

ps : Suite à une sombre affaire de plomberie, j'ai oublié mon appareil photo à la maison. Du coup, pour le moment, toutes les photos ont été prises avec nos deux HTC respectifs.

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